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Doit-on avoir peur des OGM ?

Qu’est-ce qu’un Organisme génétiquement modifié exactement ? En fait, la définition au sens littéral d’un OGM est un organisme vivant (micro-organisme, végétal ou animal) dont le génome a été modifié artificiellement. Il s’agit en fait de l’ajout d’une petite portion d’ADN d’un organisme dans l’ADN d’un autre organisme

Nous ne connaissons pas à long terme les effets sur la santé humaine de la consommation d’OGM végétale, mais une étude effectuée en 2011 soulève que la consommation répétée de céréales génétiquement modifiées pourrait provoquer des problèmes de reins et de foie chez les mammifères.

Dans les années 90, la culture en OGM était inexistante, aujourd’hui cette culture représente 9% de toutes les terres cultivables sur la terre, soit 134 millions d’hectares. Quoique les buts visés soient louables, par exemple produire du maïs résistant aux insectes et aux maladies ou favoriser une croissance accélérée du blé ou du soja. Les effets néfastes possibles pour l’homme n’ont pas été mesurés adéquatement, car les grandes entreprises dans leur empressement à faire de l’argent profitent des zones grises dans la législation.

De plus, ces entreprises ont trouvé une solution ingénieuse pour fidéliser leur clientèle, elles vendent aux agriculteurs des semences qui produiront des fruits, légumes ou céréales qui seront stériles. Il est donc impossible de recueillir des grains de maïs sur un épi pour la culture de l’année suivante, il faut acheter de nouvelles semences. Le gène de la reproduction a tout simplement été neutralisé.

Bien que des groupes de pression essai de forcer les gouvernements à un étiquetage obligatoire des produits OGM en vente, la bataille est loin d’être gagné. Cependant, certains pays ont adhéré aux revendications de la population. Par contre, l’étiquetage n’est pas obligatoire pour les viandes provenant de bétails se nourrissant d’OGM.

Une autre facette des OGM dont on parle peu est celle sur les animaux. Certaines entreprises effectuent des expériences en laboratoire digne du Dr Frankenstein pour aboutir à des résultats qui ne sont pas toujours désirés.

On nous montre de belles réussites à la télévision ou dans les journaux en criant haut et fort que les OGM sont au service de l’humanité. Mais les nombreux échecs ayant créé des monstres avant d’arriver à une réussite sont passés sous silence. Par exemple, la manipulation génétique sur des virus ou des bactéries pour des fins médicales est intéressante, mais le coté sombre est qu’on ne sait pas toujours avec exactitude ce que la manipulation de certains gènes donnera comme résultat.

On sait aujourd’hui que l’ex Union Soviétique travaillait sur des projets d’armes biologiques en modifiant génétiquement le virus de la grippe afin de le rendre mortel.

Une hypothèse est avancée en ce sens, serait-il possible que le virus du Sida ou encore celui d’Ebola soit en fait le produit d’une manipulation génétique ayant mal tourné? Où pire encore, la fabrication de ces virus mortels ne serait pas des accidents, mais plutôt des armes biologiques conservées hermétiquement et qui pour une raison qu’on ignore se serait retrouvé à l’air libre.

Malgré les investigations officiellement menées, il est pratiquement impossible de retracer les origines de ces virus. Certaines sources établissaient l’Afrique comme lieu d’éclosion, mais rien n’a été confirmé en ce sens.

La nature par elle-même créée des OGM, en fait les OGM sont à la base de la sélection naturelle. De nouvelles espèces sont apparues au fil de l’évolution et d’autres ont disparu. Les plus résistantes aux maladies et aux intempéries sont demeurées tandis que les plus faibles ont été décimés. Cependant, des modifications génétiques peuvent se réaliser à l’état naturel entre des êtres vivants ayant des similitudes entre eux. Par exemple, nous pourrions envisager une interaction entre un lion et un guépard qui donnerait une nouvelle espèce de félin. Mais serait-il plausible de penser qu’une sauterelle et un lion aboutissent sur une quelconque issue génétique de façon naturelle.

Certes pas.

Pourtant, c’est exactement ce que fait l’homme en laboratoire, des croisements entre espèces différentes, entre insectes et animaux s’effectuent présentement à travers le monde.

La firme québécoise Nexia a mis au point, il y a quelques années, une fibre ultrarésistante servant entre autres à la fabrication de gilet pare-balle ultra léger. Et, comment ont-ils fait cela ? Simplement en transférant des gènes d’araignées dans des cellules de chèvre. Le lait ainsi produit par les chèvres contient une protéine identique à celle que l’on retrouve dans les toiles d’araignées.

On extrait la fameuse protéine du lait et on obtient le matériau de base à la fabrication de fil d’araignée géant.

Qui finance en majeure partie ces recherches selon vous ? Je vous laisse deviner…

Du point de vue médical, des recherches sont présentement effectuées pour trouver une solution à la pénurie de donneurs d’organe. L’utilisation de porc serait envisagée en insérant des gènes humains à ces animaux pour réduire le rejet chez les greffés. A ce jour, les expérimentations effectuées sur des singes ont été concluantes.

L’absurdité extrême a été réalisée il y a quelques années, pour le simple plaisir du public, un lapin fluorescent a été exposé en Europe dans une galerie d’art, ce fameux lapin avait reçu des gènes de méduse. Eduardo Kac, celui qui a présenté cet animal au public se définit comme un artiste du transgénique. Il désire utiliser les manipulations génétiques sur les animaux pour exprimer son art. M. Kac souligne des passages de la bible, plus précisément des versets de la genèse pour justifier ses actions.

À noter que le lapin en question devenait fluorescent seulement lorsque le spectateur activait une lumière ultra-violette. Une note indiquait au spectateur que le lapin subissait des dommages cellulaires importants à chaque fois que l’ultra-violet était activé. Ce qui n’a pas empêché des centaines de gens à appuyer sur le bouton pour, le plaisir ou la curiosité, de voir la lapin briller dans le noir.

En fait, où est l’éthique dans tout ça? Jusqu’où sommes-nous prêts à aller pour le bien de la science ou pour nos besoins en sensationnalisme ?

Comme toutes nouvelles technologies qui émergent il y a toujours des groupes qui s’opposent. Cette fois, peut-être ont-ils raison de s’inquiéter. Il faut à tout prix arrêter les abus qui ne mènent nulle part, car c’est nous tous qui paierons la facture plus tard.

Alors, faut-il rejeter les OGM en bloc ?

A priori, il est primordial que le pour et le contre soit bien évalué et que les bienfaits que nous puissions en tirer proviennent d’une nécessité et non pas de simples brevets appartenant à de grandes entreprises avides d’argent.

Pour des questions vitales telles les greffes d’organes les gouvernements se doivent de légiférer afin d’éviter que seuls les biens nantis aient les moyens d’en bénéficier. Il est impératif que l’accessibilité à ce genre de soin soit à la portée de tous.

Un jour peut-être aurons-nous une espérance de vie dépassant les 200 ans grâce aux OGM…

Bref, mieux vaut voir le verre d’eau à moitié plein plutôt qu’à moitié vide.